Grossesse 8 Oct 2019 Paulien

Quelle est la différence entre un dépistage prénatal et un diagnostic prénatal ?

Pour être sûre que ton enfant est en bonne santé, tu dois faire une série de tests et examens avant la naissance. Tu ne t’y retrouves pas ? Aucun problème, nous t’expliquons ici la différence entre un dépistage prénatal et un diagnostic prénatal et ce à quoi tu peux t’attendre.

Dépistage prénatal

Le dépistage prénatal recherche la preuve d’une anomalie chromosomique ou physique. Le résultat ne donne pas de réponse définitive, mais un chiffre qui exprime la probabilité que l’enfant à naître présente une certaine anomalie.

Cela se fait de préférence avec le dépistage prénatal non invasif (DPNI), qui remplace le triple test et le test combiné, qui sont moins sensibles et donnent plus souvent des résultats faussement positifs, entraînant des ponctions de liquide amniotique superflues.

Discute à l’avance avec ton médecin de ce que tu peux attendre du test et d’un éventuel résultat positif. Sur base des informations qu’il te donnera, tu pourras décider de t’y soumettre ou non.

Si le DPNI est positif, ton médecin te proposera de confirmer ce résultat par de nouveaux tests.

Diagnostic prénatal

Si le dépistage prénatal indique un risque accru d’une certaine affection, des recherches plus poussées (diagnostic prénatal) peuvent apporter une certitude.

Un test de diagnostic est effectué pour obtenir une certitude. Ca peut être une ponction amniotique ou une ponction des tissus placentaires. Ces tests comportent toujours un risque de fausse couche, car ils sont invasifs : une aiguille est insérée dans l’abdomen ou le vagin. Elle perce les membranes pour atteindre le liquide amniotique ou les tissus à prélever.

Parfois, le risque de fausse couche à la suite du test est supérieur au risque que votre enfant présente une anomalie. Par exemple, il peut arriver que le risque de syndrome de Down soit de 1 sur 140 et qu’une ponction du liquide amniotique pour en avoir la certitude soir de 1 sur 100.

Cela peut donc être très déroutant lorsque ces deux risques si proches l’un de l’autre et pourtant ont un sens complètement différent (risque accru et risque faible). C’est pourquoi tu devrais bien réfléchir à ce que ces risques signifient pour toi et ainsi pouvoir choisir de subir ou non un test invasif.

Ponction amniotique

Le médecin prélève un peu de liquide amniotique dans l’abdomen à l’aide d’une aiguille. Rassure-toi, ce n’est pas douloureux. Ce test est effectué entre la 14ème et la 16ème semaine de la grossesse. Il fournit une certitude sur les anomalies chromosomiques, mais comporte un faible risque(moins d’un pour cent) de fausse couche.

Ponction des tissus placentaires

À l’aide d’une aiguille, le médecin prélève des flocons de tissu dans l’abdomen à l’aide d’une aiguille. Cette ponction n’est pas douloureuse non plus.

Le test est effectué entre la 11ème et la 13ème semaine de grossesse ou dès la 9e semaine via le vagin. Le test fournit une certitude, mais présente un faible risque (moins de 1%) de fausse couche.

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